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Billet

Filet de sécurité

Billet | publié le : 26.04.2021 | Jean-Paul Coulange

Il y a de cela un an, les petites entreprises connaissaient à peine l’existence du régime de l’activité partielle, surtout réservé aux grands groupes. Après une année de crise sanitaire, 90 % des PME ont demandé et obtenu le bénéfice de ce dispositif. C’est dire si les dirigeants des plus petites structures se sont approprié le chômage partiel. À elles seules, les moins de vingt salariés représentent 40 % des demandes. En maintenant le pouvoir d’achat des salariés, en soulageant la trésorerie des entreprises et en leur permettant de conserver en interne leurs compétences, l’activité partielle a évité beaucoup de faillites et préservé l’avenir. Dans un secteur stratégique comme la métallurgie, à l’activité partielle dite de droit commun est venu s’ajouter un accord de branche sur l’activité de longue durée qui en prolonge le bénéfice sur deux ans. Une aubaine dans un secteur industriel riche en PME, qui pourront ainsi prolonger le dispositif afin de bénéficier d’un taux de prise en charge maximal des salaires (15 % de reste à charge pour les employeurs et 84 % du salaire net pour les salariés). Le système de couverture français est l’un des plus généreux en Europe, ne cesse de proclamer Bercy. Mais en mettant en place ce filet de sécurité il y a un an, les pouvoirs publics voulaient à tout prix éviter une hécatombe, qui n’a, de fait, pas encore eu lieu. Puissent les prochains mois permettre à l’exécutif de gagner ce pari.

Auteur

  • Jean-Paul Coulange