Salaires : les prétentions des jeunes diplômés
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Aujourd’hui, les talents « disposent » d’un pouvoir accru dans le choix et l’orientation de leur carrière professionnelle et la rémunération reste pour eux un facteur clé et déterminant dans la considération d’un employeur. En France par exemple, d’après les résultats de l’enquête Universum, avoir des perspectives de futurs revenus élevés est le critère le plus important des étudiants en école de commerce lors de la recherche de leur premier emploi.

Les ingénieurs espèrent plus

En France, en ingénierie comme en commerce (et dans tous les pays), les étudiants qui aspirent à travailler dans une macro-entreprise ont des prétentions salariales supérieures à la moyenne. Cette tendance est variable. Ainsi, en Espagne, les étudiants en filière business qui souhaitent intégrer une multinationale ont des prétentions salariales supérieures de 31 % aux candidats en PME. En Suède en revanche, les étudiants intéressés par les grandes entreprises ne demandent « que » 4 % de plus que leurs pairs. Quel que soit le pays, les macro-entreprises doivent donc payer des salaires plus élevés que les PME pour attirer les meilleurs talents.

Les futurs ingénieurs ont des prétentions salariales supérieures à celles des étudiants en commerce dans la quasi-totalité des pays. L’écart le plus élevé entre les deux filières est observé au Brésil où le salaire souhaité des ingénieurs est 1,3 fois plus élevé que celui des commerciaux (5 145 $), et au Canada (1,2). La situation est inversée au Royaume-Uni et en Russie.

 

Services financiers mieux cotés

Côté business, les étudiants ayant les prétentions salariales les plus hautes sont intéressés par l’aéronautique et la défense, l’immobilier et les services financiers. Du côté ingénieurs, le trio de tête est presque le même : services financiers, aéronautique et défense et, enfin, conseil en stratégie et management.

Il y a des différences notables entre les secteurs d’activité favoris des étudiants qui ont les plus hautes prétentions salariales et ceux qui ont les plus faibles. Du côté des ingénieurs, c’est en Inde que l’on constate les plus grandes différences : les plus faibles pour la santé et les plus élevées pour les services financiers (1,7). On retrouve le plus faible écart, côté ingénieurs toujours, en Suède et en Norvège où les écarts n’atteignent que, respectivement, 1,1 et 1,2.

Notons que les pays qui présentent les écarts les plus faibles, montrent également les écarts les plus faibles selon la taille de l’entreprise souhaitée mais aussi selon le genre. Les étudiants en filière business de Suède et de Norvège sont aussi ceux qui montrent les écarts les plus faibles en fonction de la taille d’entreprise (1,1 et 1,2). La Norvège et la Suède sont ainsi les pays qui présentent le plus d’égalité des salaires, quelle que soit la taille de l’entreprise ou le secteur d’activité favoris.

 

Les hommes plus « ambitieux »

Dans les 29 pays étudiés, auprès des élèves des filières business comme des filières ingénieurs, les prétentions salariales des hommes sont supérieures à celles des femmes. En comparant les écarts par pays, pour les étudiants en filière business, on constate que la Malaisie, la Suède et le Canada sont les pays où les différences sont les moins importantes, tandis que la Russie, l’Inde et l’Espagne sont les pays où les écarts sont les plus importants. Auprès des étudiants en filière ingénieurs, les écarts entre prétentions sont les moins importants en Suède, en Malaisie et à Singapour. Ils sont les plus importants aux Pays-Bas, au Canada et en Indonésie.

Pour cette étude, 533 351 étudiants issus d’universités et écoles de commerce et d’ingénieurs de 29 pays différents ont notamment répondu à la question : « Quel salaire, excluant bonus et commissions, pensez-vous percevoir dans votre premier poste après obtention de votre diplôme ? ».